Dernière mise à jour : août 2026
L'essentiel à retenir
- Le penalty de futsal se tire à 6 m, et il est accordé pour les dix mêmes fautes qui donnent un coup franc direct, commises dans sa propre surface.
- Le futsal a un second point de penalty à 10 m. À partir de la sixième faute cumulée de chaque période, l'adversaire obtient un coup franc direct depuis ce point sans mur.
- Sur les deux reprises, le gardien doit rester sur sa ligne ou à au moins 5 m du ballon, et tous les autres joueurs doivent se tenir à au moins 5 m de distance.
- Le tir à 10 m est une frappe, pas un coup franc : le tireur ne peut pas passer, et personne ne peut toucher le ballon avant que le gardien ne l'ait touché, qu'il ait heurté les montants ou qu'il soit sorti du terrain.
Toute équipe de futsal apprend la deuxième règle de cette liste à ses dépens. Tu commets cinq fautes, l'arbitre lève la main, et à partir de là chaque faute dans ton camp offre à l'adversaire un tir sans opposition à dix mètres. C'est la règle qui fait de la discipline un problème tactique et non moral.
Tout ce qui suit vient des Lois du jeu de futsal de la FIFA.
«Personne ne compte les fautes une à quatre. Tout le monde compte la cinquième. À partir de là, tes défenseurs arrêtent de tacler et poussent l'adversaire vers l'extérieur, parce que l'alternative est un tir libre à dix mètres à chaque contact.» — Anthony Molina, FOOTBOLNO.COM
Le penalty ordinaire : 6 mètres

Un penalty est accordé contre l'équipe qui commet dans sa propre surface, ballon en jeu, l'une des dix fautes qui donneraient un coup franc direct. La position du ballon à ce moment-là n'a aucune importance.
On peut marquer directement sur un penalty, et du temps additionnel est accordé en fin de chaque période et de chaque prolongation pour le tirer.
Où chacun doit se placer :
| Qui | Où il doit se placer |
|---|---|
| Le ballon | Sur le point de penalty, à 6 m |
| Le tireur | Dûment identifié auprès des arbitres |
| Le gardien qui défend | Sur la ligne de but, face au tireur, entre les poteaux, jusqu'à la frappe |
| Tous les autres | Sur le terrain, hors de la surface, derrière le point de penalty et à au moins 5 m de celui-ci |
La procédure a la même forme qu'en extérieur : un arbitre siffle, le tireur doit frapper le ballon vers l'avant, et le ballon est en jeu dès qu'il est frappé et se déplace vers l'avant.
Quand le penalty tourne mal
Les Lois précisent qui a fauté et ce qui s'ensuit.
Le tireur ne frappe pas le ballon vers l'avant — le jeu est arrêté et repris par un coup franc indirect pour l'équipe défendre qui défend, tiré depuis le point de penalty.
Un coéquipier tire à la place du joueur identifié — le jeu est arrêté, le joueur est averti pour comportement antisportif, et l'équipe qui défend obtient un coup franc indirect depuis le point de penalty.
Un attaquant empiète avant l'heure — le tir est autorisé. Si c'est but, on le retire. Sinon, l'équipe qui défend obtient un coup franc indirect là où la faute a eu lieu.
Un défenseur empiète — le tir est autorisé. Si c'est but, il compte. Sinon, on le retire.
Les deux équipes fautent — le penalty est à retirer, quel qu'en soit le résultat.
Le tireur retouche le ballon avant tout le monde — coup franc indirect pour l'adversaire à l'endroit de la faute. S'il l'a touché de la main volontairement, c'est un coup franc direct et faute cumulée contre son équipe.
Ce dernier point pèse plus lourd qu'il n'y paraît, car au futsal une faute cumulée n'est pas de la paperasse.
Les dix fautes qui donnent un penalty
«Les dix fautes» est la formule employée par les Lois du futsal, et il vaut la peine de savoir lesquelles, car chacune compte aussi comme faute cumulée.
Sept ne comptent que si les arbitres les jugent imprudentes, téméraires ou commises avec une force excessive :
- donner ou tenter de donner un coup de pied à un adversaire
- faire un croc-en-jambe à un adversaire
- sauter sur un adversaire
- charger un adversaire
- frapper ou tenter de frapper un adversaire
- pousser un adversaire
- tacler un adversaire
Les trois autres comptent quelle que soit la manière :
- retenir un adversaire
- cracher sur un adversaire
- jouer le ballon à la main volontairement — sauf le gardien dans sa propre surface
Commises n'importe où sur le terrain, elles donnent un coup franc direct et une faute cumulée. Commises par un défenseur dans sa propre surface, ces mêmes dix deviennent un penalty.
Note la septième entrée de la première liste. Tacler un adversaire y figure, et c'est pourquoi les tacles glissés sont rares au futsal. Un tacle n'est une faute que s'il est imprudent, téméraire ou d'une force excessive — mais sur un sol dur, avec un adversaire à un mètre et sans place pour glisser à travers le ballon, la marge est mince.
Ce qui n'est pas penalty, même dans la surface
C'est ici que le futsal s'écarte le plus du jeu en extérieur, et cela piège autant les arbitres que les joueurs.
Les fautes sanctionnées par un coup franc indirect ne deviennent pas des penaltys quand elles surviennent dans la surface. Elles restent des coups francs indirects et se tirent depuis la ligne de la surface, au point le plus proche de la faute.
Cela couvre les quatre fautes propres au gardien — les quatre secondes, le second contact après une passe en retrait et les deux restrictions sur les mains — plus le jeu dangereux, l'obstruction et le fait d'empêcher le gardien de lâcher le ballon.
Un gardien qui reste cinq secondes le ballon sous la semelle dans sa surface concède donc un coup franc indirect depuis le bord de la surface, pas un penalty. Avec des adversaires à 5 m sur un terrain large de 25 m au plus, cela reste une grosse occasion — mais ce n'est pas un tir libre à six mètres.
La version pratique : seules les dix fautes à coup franc direct deviennent des penaltys. Tout le reste dans la surface est un coup franc indirect depuis la ligne.
Le second point de penalty : 10 mètres
Cette partie n'a pas d'équivalent dans le football à onze.
Les fautes cumulées sont les fautes sanctionnées par un coup franc direct ou un penalty. Elles sont comptées séparément pour chaque équipe et chaque période et consignées dans la feuille de match. Les arbitres peuvent encore laisser l'avantage tant que l'équipe n'a pas déjà cinq fautes cumulées et qu'aucune occasion de but n'est annulée.
À partir de la sixième faute cumulée de chaque période, le coup franc change complètement de nature :
- Le tir se fait depuis le second point de penalty, à 10 m du but
- Les équipe qui défend ne peut pas former de mur
- Les gardien doit rester dans sa surface, à au moins 5 m du ballon
- Le tireur est identifié et doit frapper avec l'intention de marquer — la passe à un coéquipier est interdite
- Une fois le tir effectué, aucun joueur ne peut toucher le ballon avant que le gardien qui défend ne l'ait touché, qu'il ait rebondi sur un poteau ou la barre, ou qu'il soit sorti du terrain
- Du temps additionnel est accordé en fin de période pour le tirer
En cas de prolongation, les fautes cumulées de la seconde période se reportent . Elles ne sont pas remises à zéro.
L'endroit de la sixième faute change le tir
La règle de localisation est le détail que sautent la plupart des résumés, et c'est elle qui décide si une faute coûte dix mètres ou nettement moins.
| Où la sixième faute a été commise | D'où le tir est effectué |
|---|---|
| Dans le camp adverse | Second point de penalty (10 m) |
| Dans ton camp, entre la ligne médiane et la ligne imaginaire des 10 m | Second point de penalty (10 m) |
| Dans ton camp, entre la ligne des 10 m et la ligne de but, l'extérieur hors de la surface | L'équipe attaquante choisit: le second point de penalty ou l'endroit de la faute |
| Dans ta propre surface | C'est alors un penalty — 6 m |
La troisième ligne est la plus intéressante. Une faute à huit mètres du but laisse le choix à l'équipe attaquante, et elle prend presque toujours la position la plus proche plutôt que le second point : un coup franc à huit mètres sans mur vaut mieux qu'un tir à dix.
Six mètres ou dix : lequel est le plus difficile à arrêter ?
Le penalty à 6 m est plus proche, mais le but est petit — 3 m de large et 2 m de haut — et le gardien est sur sa ligne. Le taux de réussite est élevé, mais pas automatique.
Le tir à 10 m paraît plus facile pour le gardien et ne l'est généralement pas. Pas de mur, le gardien doit se tenir à 5 m du ballon au lieu d'être sur sa ligne, et le tireur frappe avec une vue dégagée sur une cible qu'il travaille toute la saison. Les équipes d'élite traitent la sixième faute cumulée presque comme un but encaissé — d'où leur soin à gérer les fautes en seconde période.
Les règles du gardien sur ces deux reprises — et tout le reste propre au poste — sont dans notre guide des règles du gardien de futsal.
Comment les équipes gèrent vraiment le compteur de fautes
Comme le compteur tourne par période et se remet à zéro à la pause, la discipline au futsal est plus une ressource qu'une vertu.
Les fautes une à quatre sont bon marché. Une faute tactique qui coupe un contre coûte un coup franc avec mur. Les équipes les utilisent.
La cinquième faute est l'avertissement. À partir de là, chaque faute coûte cher, et les entraîneurs passent du tacle au contrôle.
Après la cinquième, défendre sans contact. Orienter l'adversaire vers l'extérieur, temporiser, fermer la ligne de tir — tout ce qui ne risque pas un coup de sifflet. Les tacles glissés disparaissent presque.
La mi-temps est une remise à zéro. Une équipe à neuf fautes cumulées à la pause repart de zéro en seconde période — d'où des dernières minutes de première mi-temps qui ne ressemblent pas à celles de la seconde.
La prolongation n'en est pas une. Les fautes de la seconde période se reportent : arriver en prolongation avec sept fautes, c'est déjà offrir des tirs à 10 m.
Questions fréquentes
À quelle distance se tire un penalty au futsal ? À six mètres de la ligne de but, sur le point de penalty. Le second point, utilisé à partir de la sixième faute cumulée, est à dix mètres.
Qu'est-ce que la règle de la sixième faute au futsal ? À partir de la sixième faute cumulée d'une équipe dans une période, l'adversaire obtient un coup franc direct depuis le second point de penalty, sans mur autorisé. Le compteur repart à la mi-temps mais se reporte en prolongation.
Qu'est-ce qui compte comme faute cumulée ? Toute faute sanctionnée par un coup franc direct ou un penalty. Celles qui donnent un coup franc indirect — y compris les quatre secondes du gardien — ne comptent pas.
Peut-on passer depuis le second point de penalty ? Non. Le tireur doit frapper avec l'intention de marquer, et passer à un coéquipier est une faute.
Où se place le gardien sur un penalty de futsal ? Sur la ligne de but, face au tireur, entre les poteaux, jusqu'à la frappe. Sur le tir à 10 m, l'exigence diffère : dans sa surface et à au moins 5 m du ballon.
À quelle distance doivent se tenir les autres joueurs ? À au moins 5 m du point de penalty, hors de la surface et derrière le point.
Que se passe-t-il si le tireur touche le ballon deux fois ? Coup franc indirect pour l'adversaire — ou coup franc direct et faute cumulée s'il l'a touché de la main volontairement.
Les fautes cumulées sont-elles remises à zéro à la mi-temps ? Oui, pour la seconde période. Mais les fautes de la seconde période continuent de s'accumuler en prolongation.
Anthony Molina écrit sur la technique, le matériel et l'entraînement de football sur FOOTBOLNO.

